Nous condamnons fermement l’instauration en France du 24 Avril comme «
journée de commémoration » par décret du Président Emmanuel Macron.
Les jurisprudences de la Cour Européenne des droits de l'homme et du
Conseil Constitutionnel français ont conclu que les événements de 1915 font
l’objet d’un débat légitime. Selon le droit universel, imposer des thèses
univoques, en l’occurrence celle des arméniens, par le biais d'initiatives
politiques, va à l'encontre de la liberté d'expression.
On sait au contraire que la Turquie propose la création d’une Commission
mixte d’historiens afin de mener des recherches objectives sur ces
événements vieux de 104 ans.
Cette décision du Président Macron a profondément heurté la communauté
turque de France, soit plus de 700 000 personnes.
Force est de constater que le Président Macron se comporte comme s’il
cherchait avant tout à se faire apprécier par les cercles arméniens de
France, dans un but électoral. Ce faisant, il politise l’histoire et
restera gravé dans les mémoires comme un leader populiste.
Puisqu’il est question d’histoire, faudra-t-il rappeler que la France a
occupé une partie de l’Anatolie pendant notre guerre d’indépendance et
qu’elle a encouragé les insurgés arméniens à perpétrer des massacres à
l’encontre des civils, causant la mort de plus de 500 000 citoyens ottomans
turcs et musulmans.
Le geste du Président Macron constitue un manque total de respect à leur
mémoire. Les Turcs vivant en France et dans le monde entier ne l’oublieront
jamais.
Cette décision électoraliste prise par le Président Macron afin de
complaire aux ramifications actuelles en France de certaines organisations
terroristes, celles-là mêmes qui ont martyrisé nos diplomates dans le
passé, est évidemment incompatible avec une relation d'alliance.
L’attitude de la France, qui n’a plus rien d’amical, affectera négativement
ses rapports avec la Turquie.
Par conséquent, la réponse appropriée lui sera donnée à chaque occasion.