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No: 258, 1er septembre 2019, Communiqué de presse concernant le discours du Président du Liban, Michel Aoun, à l'occasion du lancement des célébrations du centenaire du Liban

Nous condamnons avec la plus grande fermeté et rejetons catégoriquement les références sans fondement et partiales concernant l'ère ottomane faites par le Président du Liban, Michel Aoun, dans son discours lors du lancement des célébrations du centenaire du Liban, ainsi que son accusation relative à l'utilisation supposée de la terreur d'État par l'Empire ottoman au Liban.

Cette déclaration extrêmement regrettable et irresponsable du Président Aoun, ayant été faite juste une semaine après la visite du ministre des Affaires étrangères Mevlüt Çavuşoğlu au Liban, ne respecte pas les relations amicales entre les deux pays.

La République de Turquie est fière de posséder l'héritage de l'Empire ottoman. Il n’existe pas de «terreur d’État» dans l’histoire de l’Empire ottoman. Contrairement aux allégations, l’ère ottomane au Moyen-Orient a été marquée par une longue période de stabilité. A cette époque, différentes communautés religieuses et linguistiques vivaient dans la paix et la tolérance prévalait. Partagée dans des sphères d'influence basées sur Sykes-Picot au lendemain de la Première Guerre mondiale, la région n'a pas connu de paix depuis. Les germes de problèmes qui causent aujourd’hui encore l’instabilité ont été plantés à cette époque.

C’est une manifestation tragique d’enthousiasme pour le colonialisme de la part du Président Aoun que d'ignorer ce qui s’est passé pendant la période coloniale, qui est à l’origine des maux actuels, et de tenter d’imposer la responsabilité à la domination ottomane en faussant l’histoire par le leurre. Cette approche aveugle n’a et n’aura aucune place dans une interprétation objective de l’histoire ou dans la conscience des peuples de la région.