Discours inaugural de Mevlüt Çavuşoğlu, ministre des Affaires étrangères de Turquie, à la 10ème Conférence des Ambassadeurs,13 août 2018, Ankara

Chers Ministres,

Invités distingués,

Chers Ambassadeurs, mes chers collègues,

Chers membres de la presse,

Mesdames et Messieurs,

J'ai l'honneur d’accueillir à notre conférence des ambassadeurs, la première après notre transition au système de régime présidentiel marquant traditionnellement la 10ème Conférence de nos ambassadeurs.

Notre Ministère, une institution très appréciée de notre pays, qui s’appuie sur les traditions profondément enracinées de la diplomatie ottomane, continuera de progresser vers nos objectifs plus rapidement et plus fermement au sein du Système de Régime Présidentiel.

Cette année, nous avons encore une fois préparé un programme thématique et riche en contenu, sous le thème « Politique étrangère entreprenante et humanitaire dans le Système de Régime Présidentiel », honoré par des invités de marque.

Cette année, nous avons consacré une partie considérable du programme particulièrement à notre secteur des affaires, à notre industrie de la défense et à nos rassemblements régionaux.

De plus, cette année, nous visiterons la province de Konya, terre spirituelle de Mevlana, pour souligner une fois de plus les valeurs qui façonnent nos politiques.

En tant que Ministre des Affaires étrangères, c'est la quatrième fois que je suis avec vous lors de ce forum.

Depuis la conférence de l'année dernière, nous avons effectué 147 visites à l'étranger, dont 50 pour accompagner notre président. Nous avons accueilli 89 ministres des affaires étrangères. Nous avons eu 856 contacts internationaux.

Ambassadeurs estimés,

Depuis notre dernière réunion, les structures organisationnelles de la Turquie et de notre ministère ont subi des changements et des transformations.

En 2014, je m'étais adressé à la conférence des ambassadeurs en tant que ministre des affaires européennes.

Nous avons rejoint les rangs du Ministère des affaires européennes avec qui j'avais travaillé auparavant, cette fois ci sous la Direction des Affaires européennes. Maintenant, nous avons plus de responsabilités et des capacités accrues.

Nos missions à l’étranger, comme notre organisation interne, traversent un processus d'élargissement majeur.

Le nombre de nos missions à l’étranger qui était de 163 en 2002 est passé à 240. Le processus légal pour l'ouverture de 25 nouvelles missions a été finalisé. Le processus pour 4 nouvelles missions est en cours. Dans la période à venir, nous avons pour but d’augmenter le nombre total de nos missions à l’étranger à 269.

Je voudrais souligner quelques faits essentiels :

- La Turquie, avec la transformation de notre gouvernement sous la direction du Président Recep Tayyip Erdoğan, possède le 5ème plus grand réseau diplomatique au monde.

- Lorsque nous additionnons les populations des pays où les missions turques sont déjà présentes, nous atteignons près de 96% de la population totale de l’Afrique, 95% de l’Amérique, 73% de l’Océanie, 99% de l’Asie et 99,8% de l’Europe.

- De même, lorsque nous additionnons le produit intérieur brut des pays où les missions turques sont déjà présentes, le nombre correspond à 98% du total en Afrique et en Océanie, à 99% en Amérique et à 99,8% en Asie et en Europe.

Tout comme en politique, nous atteignons tous les coins du monde également en diplomatie, nous sommes en mesure d’apporter des services plus rapides et de meilleure qualité à nos citoyens et à nos parents vivant à l’étranger.

Notre empreinte diplomatique ressentie partout dans le monde donne également des résultats bénéfiques dans notre économie.

Aujourd'hui, la Turquie reçoit des investissements étrangers directs de 74 pays de nombreux continents, dont près de la moitié viennent d'Europe.

Nous continuerons à travailler ensemble pour attirer plus d'investissements dans notre pays. La Turquie est prête et j'aimerais inviter à nouveau le monde entier à investir dans notre pays.

En dépit de tous les types de propagande négative, de perceptions erronées et des défis difficiles auxquels le monde est confronté, la Turquie est la destination la plus fiable et la meilleure pour investir aujourd'hui.

Le nombre d'investissements à l'étranger de personnes physiques et morales résidant en Turquie a atteint près de 2 mille (1,869). Leurs investissements nets ont dépassé 42 milliards de dollars. Plus de la moitié de ces investissements sont en Europe. De plus, nous investissons également au Moyen-Orient, dans les Amériques, dans les Caraïbes, en Océanie, en Asie et en Afrique.

Nous avons établi des relations commerciales avec chaque continent. Nous exportons vers 210 zones économiques et importons de 222 zones. Nous avons des accords de libre-échange avec 19 pays plus l'AELE. Nous négocions des ALE et des Accords commerciaux préférentiels avec de nombreux pays et organisations économiques régionales.

Nous avons mis en place d'importants mécanismes stratégiques de haut niveau avec 24 pays. De plus, nous avons 8 processus trilatéraux ou quadrilatéraux.

Notre vaste vision géographique, politique et diplomatique apporte les avantages les plus significatifs à notre pays. La Turquie est à la fois membre de l'OTAN, du Conseil de l'Europe, du G20, de MIKTA et de l'Organisation de coopération économique de la mer Noire, de la CICA, du Conseil turc, de l'Organisation de coopération islamique et de nombreuses autres organisations internationales représentant différents continents.

Nous sommes parmi les membres de la Commission économique des Nations Unies pour l'Amérique latine et les Caraïbes et nous sommes un partenaire de dialogue sectoriel de l'ASEAN, partenaire stratégique de l'Union africaine et partenaire du dialogue avec l'Organisation de coopération de Shanghai. 61 bureaux de coordination de TIKA dans 59 pays et 54 instituts culturels Yunus Emre dans 43 pays sont actuellement en opération. La Fondation turque Maarif gère 131 écoles dans 24 pays. Notre compagnie aérienne nationale, Turkish Airlines, en tant que société mondiale, dessert sur les 5 continents, 120 pays, 299 villes et 302 aéroports.

En termes simples, la diplomatie turque, renforçant son héritage de traditions fortes, est en pleine croissance en tant que marque et valeur mondiale actuelle.

Dans le Système de Régime Présidentiel, nous continuerons à travailler d’arrache-pied conformément à nos objectifs de 2023 et plus important encore à nous classer parmi les 10 premières économies mondiales, ainsi qu’à nos visions de 2053 et de 2071.

La tâche principale du ministère des Affaires étrangères et de nos ambassadeurs est d’accomplir des actions de politique étrangère qui élargiraient les horizons de notre pays, dans le cadre défini par notre Président.

À cette fin, nous coopérons étroitement avec nos ministères et institutions concernés.

Nos Ambassades jouent un rôle actif dans l'amélioration de nos relations économiques, commerciales et culturelles, en particulier de notre industrie de défense, notre étoile montante. Cette année, nous avons réservé une section spéciale du programme à notre industrie de la défense.

Nous poursuivrons nos efforts pour accroître les investissements et le commerce étrangers, principalement dans les industries « à forte intensité technologique ».

En tant que Ministère des Affaires étrangères, nous atteignons, pas à pas nos objectifs nationaux avec une vision globale et nous travaillons longtemps et durement avec toute notre équipe.

Et nous continuons à fournir des services concrets et réels à nos citoyens à l’étranger, tels que :

- Nous nous sommes assurés que trois citoyens turcs enlevés à Ubari, en Libye, soient sauvés en toute sécurité après d’énormes efforts.

- Nous avons permis à nos citoyens de voter lors de nos élections nationales, en mettant en place des urnes électorales dans près de 60 pays lors de 5 élections organisées depuis 2014 ;

- Rien que cette année, nous avons servi plus de 350 mille citoyens au moyen de notre centre d’appel consulaire, jour et nuit, 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, pendant les vacances et les jours fériés. Ce qui représente en moyenne deux mille appels répondus par jour ;

- Notre centre d'appels a également un rôle à jouer pour inciter les touristes à venir dans notre pays. Lors de ma dernière visite dans ce centre, j'ai personnellement répondu à deux appels. J'ai expliqué à un citoyen britannique comment obtenir un visa pour son épouse pakistanaise. Et j'ai répondu aux questions d'un de nos citoyens appelant d'Allemagne.

- - Depuis le début de 2018, nous avons rapatrié 50 citoyens turcs tombés malades à l'étranger, par ambulance aérienne.

Nous avons offert de nombreux autres services à nos citoyens avec compassion, dévouement et une touche humaine cordiale. Par exemple :

- Muhammet Ali San, le bébé d'Ersin et Özden San, est né prématurément à Vienne et a été mis dans un incubateur. En décembre 2017, le bébé a été placé sous protection par le Département de la jeunesse de Vienne sans qu'un tribunal l'ait ordonné. Leur bébé étant placé dans un incubateur, Ersin et Özden San subissaient des pressions pour se battre légalement afin de reprendre la garde de leur fils. Notre consulat général ainsi que le conseiller juridique ont soutenu la famille San et ont pris des initiatives au niveau des autorités locales. À la suite de ces efforts, la garde du nouveau-né Muhammet Ali a été confiée à sa grand-mère, Nebahat Avanoğlu, ayant un revenu stable en Autriche. Qu'Allah le bénisse pour qu'il grandisse avec ses parents.

Les efforts déployés par nos Ambassadeurs pour représenter et défendre nos intérêts et nos politiques à l’étranger à tous les égards, soutenir nos citoyens et nos hommes d’affaires et mener des efforts pour promouvoir notre culture à l’échelle mondiale font plaisir à notre peuple et renforcent notre pays au niveau internationale.

Le personnel du Ministère est composé de personnes spécialisées et recrutées avec soin, qui maîtrisent les langues étrangères, suivent de près les affaires mondiales et travaillent avec le plus grand professionnalisme et dévouement.

Nés et élevés dans tous les coins de la Turquie, de Balıkesir, Denizli, Istanbul, Izmir, Ankara, Kastamonu, Konya, Erzincan à Mersin, Adana, Antalya, Samsun, Gümüşhane, Ordu, Diyarbakır et Adiyaman, entre autres, ces gens sont les fils et les filles de ce beau pays.

Avec le Système de Régime Présidentiel, nous avons acquis de nouvelles opportunités pour devenir plus efficaces dans tous les domaines de la diplomatie, de l'économie, du commerce, de la sécurité et de la culture, conformément à l'ensemble du Régime Présidentiel. Grâce à ces nouvelles opportunités et à ces nouvelles connaissances, nous continuerons à progresser encore plus résolument.

Nos ambassadeurs continueront d’être aussi précieux et importants dans notre nouveau système.

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Chers Ambassadeurs,

Invités estimés,

Le 15 juillet 2016, la nation turque a non seulement battu l’odieuse et putschiste organisation terroriste FETÖ. Cette nuit-là, le pouvoir du peuple a vaincu aussi des chars puissants. Notre peuple héroïque et noble, luttant contre les balles et les bombes, a montré au monde entier son attachement à la démocratie. Ceux pensaient pouvoir concevoir la Turquie au moyen de pièges maléfiques, d’instruments utiles comme FETÖ, le terrorisme, les batailles économiques, ont été une fois de plus frustrés et vaincus.

Nous commémorons nos martyrs avec respect et gratitude et ceux qui sont blessés avec reconnaissance.

Je le déclare à nouveau avec fierté.

Notre Ministère s'est opposé à la tentative de coup d'État, malgré quelques traîtres qui ont infiltré ses rangs.

Après avoir vaincu l’odieuse tentative de coup d'État cette nuit-là avec notre brave peuple, nous avons agi et expulsé ces traîtres. En outre, depuis le premier jour, nous travaillons énormément avec les organes de l’État concernés pour réprimer l’organisation FETÖ à l’étranger.

Cette odieuse tentative de coup d'État de FETÖ n'a pas réussi à atteindre son objectif. Au contraire, après avoir éliminé cette organisation abominable qui a infiltré nos organes d’État et la société pendant des décennies, la Turquie a renée de ses cendres tel un phénix.

Comme l’a dit notre poète national Mehmet Akif, nous sommes une nation qui a vécu libre depuis l’éternité, franchissant toutes les barrières qui nous sont opposées.

Notre tradition étatique profondément enracinée et notre conscience nationale ont toujours été nos points forts.

Avec de telles racines, la Turquie a atteint de nouveaux horizons, de nouvelles cibles, reflétant globalement les objectifs pertinents, sous la direction de notre Président Recep Tayyip ERDOĞAN.

Nous nous dirigeons rapidement vers nos objectifs de "Paix dans la patrie, Paix dans le monde" et "atteindre le niveau des civilisations contemporaines", selon Ghazi Mustafa Kemal Atatürk.

Grâce à l'épopée démocratique écrite par la nation turque, la construction d'une nouvelle Turquie s'est accélérée. L'approche de la politique étrangère et de la sécurité extérieure de la nouvelle Turquie a été redéfinie.

Avec cette compréhension, toutes les menaces en dehors des frontières turques seront éliminées grâce à nos capacités diplomatiques, économiques et militaires. Les opportunités seront poursuivies avec la même vigueur.

Les opérations de Bouclier de l’Euphrate et de Rameau d’Olivier, le processus d’Astana et la feuille de route de Manbij font tous partie du même processus.

Ce sont des exemples de la manière dont les outils diplomatiques et militaires du gouvernement de l’État sont utilisés de manière rationnelle et complémentaire.

Nos nouveaux concepts de politique étrangère et de sécurité extérieure reposent sur une réalité intemporelle, à savoir:

Tout ce qui se passe dans le monde, en particulier dans notre région, aura des répercussions dans notre pays. Cependant, la plupart du temps de manière négative.

Alors pourquoi lorsque le monde connaît les plus bas niveaux de violence, nous sentons nous constamment menacés et défiés dans un cercle de feu?

Parce que nous sommes entourés de faiblesse, de pauvreté et de fragilité.

C'est l'âge de l'industrie 4.0. Mais notre voisinage perd son temps et son énergie avec des efforts futiles.

Les interventions étrangères, les problèmes de gouvernance interne, le sang et la violence se poursuivent. Les États-nations sont menacés.

Il existe encore des états et des groupes armés non étatiques avec une soif insatiable d'occupation de nouveaux territoires. À travers le feu et la destruction, ils ne nuisent pas seulement au monde sur lequel nous vivons aujourd'hui, mais aussi à notre avenir. Ni les États puissants, ni les organisations internationales ne peuvent jouer efficacement un rôle positif. Au contraire, nous assistons à des guerres par procuration. En conséquence, l'humanité souffre d'un profond chagrin.

Dans le monde, il y aura toujours des chocs, économiques ou liés à la sécurité. Mais ces chocs devraient rendre les États plus « résistant ».

La République de Turquie est un État si solide. Malgré les instabilités qui nous entourent, le cycle de la violence et de la terreur au-delà de nos frontières, bien qu’elle soit située dans une région très difficile en termes sociaux, politiques et économiques, dans toute cette image négative, la Turquie se dresse fermement et progresse avec détermination vers ses objectifs.

Comme nous sommes entourés de fragilités et touchés par les problèmes de notre région, une politique étrangère « orienté vers l’action », « innovante », mais fondée sur des principes est indispensable dans notre région en proie à des difficultés et dans le monde.

Cette politique étrangère orienté vers l'action, innovante et fondée sur des principes est ce que nous appelons une Politique étrangère entreprenante et humanitaire.

Dans une démocratie, la politique étrangère devrait être "le reflet de la nation".

Souligné à plusieurs reprises par notre Président, cette doctrine est une approche de la politique étrangère locale et nationale "reflétant l'esprit d'entreprise et la culture humanitaire et vertueuse de notre peuple".

Nous l'appelons politique étrangère entreprenante parce que nous poursuivons une politique étrangère réaliste, indépendante, pacifique, créative et efficace. Une politique étrangère capable d'utiliser divers éléments de pouvoir en même temps de manière rationnelle. Une politique étrangère n'hésitant pas à prendre des initiatives. Une politique étrangère qui prend en compte le lien entre la paix et le développement.

Notre politique étrangère est à la fois humanitaire et vertueuse car nous sommes les représentants d’une culture nationale juste qui considère l’humanité dans son entièreté et qui aime l’être humain par l’amour de Dieu. Cette culture prévoit que toutes les politiques doivent servir l'humanité et la vie. Elle considère que le maintien de la paix, de l’harmonie, de la sécurité et de la prospérité de toute l’humanité sert son propre pays. Nous étendons nos bras au peuple Rohingya et ferons de même pour toutes les personnes qui souffrent dans le monde.

Nous sommes le premier donateur d'aide humanitaire dans le monde entier. Nous assurons la protection du plus grand nombre de réfugiés dans le monde. Mes chers amis, nous mettons en œuvre la politique étrangère d'une nation qui côtoie les opprimés pas les oppresseurs, avec les légitimes non les puissants.

Notre politique étrangère est également universelle car la Turquie préconise des "valeurs universelles" inscrites dans la Charte des Nations Unies et le Système européen des droits de l'homme - dont la Turquie est un fondateur. Notre politique étrangère apporte ainsi des contributions significatives à l’ensemble de l’humanité.

Dans ce cadre, nos principales priorités sont également claires et transparentes:

- Nous renforcerons la coopération internationale contre les organisations terroristes, principalement le PKK / PYD / YPG, FETÖ et DAESH.

- Nous protégerons activement les droits de nos citoyens et de nos parents à l'étranger,

- Nous continuerons à travailler pour la gestion de crise et la construction de la stabilité,

- Nous renforcerons nos liens stratégiques et nos politiques d’ouverture sur la base de l’intérêt mutuel,

- Nous travaillerons contre les préjugés, les perceptions hostiles et les campagnes contre la Turquie,

- Nous travaillerons en coordination avec nos institutions pour atteindre nos objectifs de développement.

Et à la fois:

- Nous serons la voix des innocents partout dans le monde,

- Nous maintiendrons notre rôle de leader mondial dans le domaine de la médiation,

- Nous renforcerons notre puissance douce,

- Nous augmenterons notre niveau de représentation dans les institutions mondiales et régionales.

D'après le Plan d'action pour les 100 premiers jours du Nouveau système présidentiel de gouvernement, nous avons commencé à travailler assidûment.

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Mesdames et Messieurs,

Les alliances traditionnelles de la Turquie sont définies par notre adhésion à l'OTAN et notre processus d'adhésion à l'UE. Et nous continuerons dans cette direction.

Récemment, nous avons malheureusement atteints un stade que nous n’avons pas souhaité dans nos relations avec les États-Unis. Sur les questions clés concernant la sécurité de notre pays, l’administration américaine a adopté une position et une politique loin d’être constructives. Ils n'ont pas pris de mesure concrète contre FETÖ. En ce qui concerne la question du PYD / YPG, les étapes que nous attendions d'eux sur le terrain doivent encore être conclues. Cette approche ne leur convient pas. Surtout, il n’est pas possible de comprendre et d’accepter les sanctions et les menaces.

Nous espérons que les États-Unis resteront fidèles à nos relations d’amitié traditionnelles et à notre alliance avec l’OTAN. Les États-Unis traversent une "confusion stratégique" également due à leur politique intérieure. Nous avons montré une volonté politique pour rétablir nos relations avec les États-Unis. Nous avons largement accompli notre part. Nous avons insisté sur un engagement et un dialogue constructifs et nous continuerons à le faire. Les États-Unis devraient s’apercevoir et réaliser une fois de plus que ce n’est pas “un” mais "chacun de nous" qui compte et que rien ne pourra être obtenu de la Turquie au moyen de sanctions et de pressions.

Au Sommet des Chefs d’État et de gouvernement de l’OTAN cette année, nous avons souligné l’indivisibilité de la sécurité de l’OTAN de celle de la Turquie, en particulier en ce qui concerne la lutte contre le terrorisme.

Depuis plus de 60 ans, nous avons emprunté un chemin étroit et parfois cahoteux avec l’Union européenne. J'espère voir notre processus d'adhésion revitaliser. Nous n'avons pas renoncé à notre objectif d'adhésion complète. Nous continuerons toujours à élever nos normes dans tous les domaines, même lorsque les États membres de l’UE reconsidéreront les leurs. En tant que Turquie, nous continuerons à prendre des mesures en vue d'une réforme et d'une harmonisation.

Nous nous attendons à ce que l'UE surmonte son inertie actuelle en ce qui concerne la "libéralisation des visas" et la "révision de l'union douanière". Notre coopération en matière de migrants et de lutte contre le terrorisme doit se poursuivre avec sincérité et solidarité.

En Europe, nous sommes chez nous, tout comme les pays de l’UE.

L’alliance de l’OTAN et l’adhésion à l’UE continueront d’être nos principales orientations. En dépit d'être une famille troublée aujourd'hui, l'Europe est aussi notre propre famille. D'un autre côté, il ne faut pas oublier que la zone d'attention et d'impact de la Turquie ne se limite pas à l'Europe.

Je reviendrai sur ce point à la fin de mon discours.

Chers Ambassadeurs,

Invités estimés,

La politique étrangère entreprenante et humanitaire de la Turquie, sous la direction de notre Président, prendra les mesures nécessaires pour nous permettre d’avancer sur notre chemin national et historique, en progressant sans entrave dans un environnement international agité.

Il y a le feu dans notre entourage: il faut donner la priorité à la gestion de crise. Aujourd'hui, le Moyen-Orient est dans une situation misérable. La Syrie et l’Iraq, en particulier, posent les plus graves problèmes à notre pays, en termes de sécurité et d’économie.

Au cours de la huitième année du conflit syrien, la Turquie occupe la première place parmi les pays qui paient le prix le plus élevé en termes d’implications transfrontalières. Nous avons jusqu'ici dépensé 32 milliards de dollars pour accueillir 3,5 millions de nos frères et sœurs syriens. Nous avons activement lutté contre les organisations terroristes en Syrie, avec des troupes sur le terrain. Depuis le début, nous avons soutenu la cause légitime du peuple syrien. Alors que tous les autres pays ont tourné le dos au peuple syrien, nous n’avons jamais cessé de les soutenir. Nous avons travaillé dur pour mettre fin à l'effusion de sang en Syrie et pour trouver une solution politique durable et acceptée au conflit. De nombreux autres pays n’ont examiné ce conflit que sous l’angle de leur peur des réfugiés et se sont retirés. En revanche, nous avons déployé des efforts pour parvenir à une solution via Genève et Astana et nous continuerons à le faire. Avec les Opérations Bouclier de l'Euphrate et Rameau d’Olivier, nous avons assuré la sécurité de nos frontières, tout en menant des efforts pour trouver une solution politique au conflit syrien.

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Nous accordons une grande importance à l’indépendance, à l’unité politique, à l’intégrité territoriale, à la prospérité et à la stabilité de notre voisin, l’Iraq. Nous avons pris une position résolue contre le référendum illégal organisé par le gouvernement régional irakien du Kurdistan l’an dernier. La Turquie a offert le montant le plus élevé lors de la Conférence internationale sur la reconstruction de l’Iraq tenue au Koweït. Nous avons été solidaires de nos frères et sœurs irakiens dans la lutte contre DAESH. L'administration irakienne a largement éliminé le fléau de DAESH et désormais c’est au tour du PKK.

Et pour cela, nous attendons du gouvernement irakien une coopération efficace et axée sur les résultats avec la Turquie. La Turquie a le droit de légitime défense fondé sur le droit international. Nous prendrons toujours toutes les mesures nécessaires pour éradiquer le PKK peu importe où ils s’implantent.

En outre, nous attachons également une grande importance à la sécurité, à la paix et à la prospérité de nos frères et sœurs turkmènes et veillons à leurs droits.

C’est un fait que la reconstruction de l’Iraq engendrera un bénéfice si important sur la voie de la stabilité régionale.

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Nous attachons de l’importance à nos relations avec l’Iran. Nous pensons que le Plan d’action global conjoint est un arrangement utile. Même si les États-Unis ont abandonné l’accord, il est positif que d’autres signataires restent engagés. Nous continuerons à collaborer avec nos pays frères (Arabie saoudite, Qatar, Koweït, Bahreïn, Émirats arabes unis, Oman) et le Conseil de coopération du Golfe pour renforcer nos relations.

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En ce qui concerne le Moyen-Orient, c’est la Palestine qui vient à l’esprit en premier.

La cause palestinienne est une blessure ouverte sur la conscience humaine. La solution est claire: nos frères et sœurs palestiniens doivent sécuriser un État dans les frontières de 1967, avec Jérusalem-Est pour capitale. Autrement, nous ne pourrons pas avoir une paix durable et la stabilité dans notre région.

Cependant, les États-Unis et Israël prennent des mesures provocatrices au lieu d’œuvrer pour la paix. La prospérité à travers le despotisme mène à un avenir terrible. Cette voie doit être abandonnée.

Jérusalem est la ligne rouge du monde musulman.

Face au massacre de Gaza, nous avons pris le parti de nos frères et sœurs palestiniens contre Israël. Nous avons organisé deux Sommets extraordinaires de l'OCI sous la direction de notre Président. De même, nous avons veillé à ce que les actions illégales prises par les États-Unis et Israël soient condamnées par une large majorité à l’Assemblée générale des Nations Unies. Nos ambassadeurs continueront à suivre la cause palestinienne.

Pendant et après notre présidence au terme du Sommet de l'OCI, nous continuerons à mener efficacement toutes les questions concernant le monde musulman.

Très Chers Invités,

Lorsque nous parlons de "direction clé", cela ne signifie pas que nous suivrons des politiques à une dimension. Nous sommes la dix-septième économie mondiale et, en termes de pouvoir d'achat, nous nous classons au quatorzième rang. Notre économie est la sixième plus grande économie d'Europe.

La Turquie vise à se positionner parmi les pays ayant les 10 principaux PIB au monde. À cet égard, nous ne pouvons pas concevoir une politique étrangère sans les dimensions asiatique, américaine et africaine. Sur le plan politique également, nous n'avons pas le luxe de suivre une approche étroite ne comprenant pas ce qu'est la mondialisation!

En effet, nous sommes bien conscients qu’aujourd’hui, chaque pays, ayant l’opportunité et la vision, est actif en Asie et en Afrique. Certains ont commencé à avancer sur cette voie avant nous et ils y continuent à grande vitesse actuellement.

Nos relations avec l'Ouest et l'Est se complètent. Plus nous serons présents et forts en Occident, plus nous deviendrons forts en Orient. Plus nous serons présents à l'Est, plus notre valeur sera à l'Ouest. Il en est de même pour le nord et le sud.

L’idée de les considérer comme des alternatives est ancienne et dépassée. La réalité d'aujourd'hui a changé. Le monde entier a changé, la Turquie a changé.

La particularité de la Turquie est qu'elle peut se concentrer sur plusieurs directions en même temps. La politique étrangère turque a un point de vue à 360 °: Elle est multidirectionnelle et multidimensionnelle.

Les Balkans, le Caucase, l'Asie centrale et le Moyen-Orient sont des régions géographiques avec lesquelles nous partageons un lien fraternel et émotionnel. Dans ces zones géographiques, nous devons être un partenaire constructif dans tous les aspects de notre politique étrangère entreprenante et humanitaire, sans préjugés et en veillant à ne laisser personne de côté. Nous soutenons la vision des Balkans de l'intégration à l'Europe. Ensemble, nous souhaitons lancer un projet de paix et de développement. Avec l’Ouzbékistan, nous sommes en train de mettre en place l’union fraternelle tant attendue lancée l’année dernière. Nos liens avec le monde turc se sont encore renforcés. Permettez-moi de souligner le lien sincère que les pays des Balkans ont manifesté en assistant à la cérémonie d’inauguration de notre Président. Nous avons toutes les capacités pour obtenir des résultats concrets de cette unité basée sur notre histoire.

Nous avons renforcé nos liens avec nos frères azéris par le biais de la liaison ferroviaire Bakou-Tbilissi-Kars et TANAP. Nous continuerons à soutenir vivement les droits et l'intégrité territoriale de l'Azerbaïdjan.

Au cours de la période à venir, nos relations avec la Fédération de Russie voisine demeureront l’un des éléments fondamentaux de notre politique étrangère. Nous sommes très clairs et transparents quant à nos relations avec la Russie. L'essence de cette relation dépend du respect mutuel et des intérêts. En effet, les résultats fructueux de la coopération turco-russe avec les deux pays sont tout à fait visibles. Notre relation a également une valeur critique pour la prospérité et la stabilité de notre vaste région.

Avec le principe de transparence, nous exprimons notre point de vue et notre position concernant les questions sur lesquelles nous sommes en désaccord avec la Russie.

L’initiative ''La Ceinture et la Route'' de la Chine est actuellement une réalité dans notre région. Notre Président a pris les mesures nécessaires pour intégrer notre pays à ce projet en participant à l'événement d'ouverture du Forum de la Ceinture et la Route. Nous continuerons à renforcer notre coopération avec la Chine.

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Nous poursuivrons également nos politiques continentales d’ouverture.

La région Asie-Pacifique compte près de 60% de la population mondiale et représente un tiers du produit intérieur brut mondial. Nous devons élaborer de nouvelles politiques pour améliorer nos relations avec la région. Nous avons fait tant de choses jusqu'ici et nous pouvons en faire beaucoup plus. Nous avons élevé le niveau de nos relations avec le Japon, l'Indonésie, la Corée du Sud, la Malaisie et Singapour à un « partenariat stratégique » et avec la Chine à une « coopération stratégique ». Nous avons signé des accords de libre-échange avec la Corée du Sud, Singapour et la Malaisie. Nous avons établi un partenariat de dialogue sectoriel avec l’ASEAN. Nous sommes représentés dans tous les pays de l’ASEAN et nous continuerons à renforcer nos liens avec la région.

Le principe de base de notre politique de partenariat avec l’Afrique produit « des solutions africaines aux problèmes africains ». Nous nous efforçons de mettre en avant l’appropriation locale en coopération avec nos partenaires africains. En plus de l’aide humanitaire, nous soutenons les pays africains par des projets de renforcement des capacités et de développement social dans un esprit de partenariat. Actuellement, il y a 41 ambassades turques sur le continent. Turkish Airlines dessert 52 destinations dans 34 pays africains. Notre attachement à l'Afrique est plus qu’évident:

Y-a-t-il un autre leader mondial à part notre président, qui a rendu visite dans 27 pays africains?

Au fur et à mesure que nos relations commerciales et d'investissement, nos contacts et notre présence se développent en Afrique, nous renforçons en même temps les bases d'un partenariat permanent sur le continent de l’avenir.

La même approche à long terme et à multiples facettes est également valable pour notre politique de sensibilisation en l’Amérique latine et aux Caraïbes. Nous avons élevé le niveau de nos relations avec le Brésil et le Mexique à un partenariat stratégique, et nous continuons à développer notre réseau diplomatique dans la région. Turkish Airlines dessert 6 destinations dans la région. L’Agence Anadolu diffuse en espagnol. Dans un avenir proche, nous lancerons des centres culturels de Yunus Emre en Argentine et en Colombie. Nous renforçons notre commerce avec la région et négocions en même temps des accords de libre-échange.

Nous renforçons notre ouverture continentale avec des initiatives mondiales.

Nous avons inauguré la Banque technologique des Nations Unies pour les pays les moins avancés à Gebze. Les technologies développées dans cette banque seront transférées à ces pays (PMA), contribuant directement à leur développement.

Le Centre régional du Fonds de développement des Nations Unies à Istanbul dessert une vaste région, de l’Europe au Moyen-Orient. Plus encore, il étend sa portée au monde entier. Nous continuerons nos efforts pour faire d'Istanbul un pivot de l'ONU.

Chers Ambassadeurs,

Chers Invités,

Membres de la Presse,

Mesdames et Messieurs,

Dans la transition globale d'un monde alarmant à un monde prometteur, la Turquie détient l’initiative.

Nous ne souhaitons plus négocier face à du sang, de la violence, du terrorisme ou à des catastrophes humanitaires, mais à des actions de développement durable dans notre région et dans le monde.

Par conséquent, nous disons "Prospérité dans le pays, prospérité dans le monde".

Cela nous oblige à œuvrer pour un ordre international démocratique.

L’ordre mondial doit être équitable, ouvert à la participation de la communauté internationale. Ses institutions doivent être structurées et les décisions doivent être prises de cette manière.

Parce que le monde est plus grand que cinq, mais l’humanité est unique et ne fait qu’un.

Il est naturel que la Turquie, avec son fonctionnement démocratique dans le cadre du système de régime présidentiel, œuvre également à établir un ordre mondial démocratique et fonctionnel.

Il est temps de se réunir sur certaines questions du monde et de parler ''de grandes négociations'' et de rectifications essentielles.

Par exemple :

- Dans la lutte contre le terrorisme, il est terriblement faux de faire une distinction entre le bon et le mauvais terroriste. L'idée de laisser ceux qui ne vous font pas de mal doit prendre fin. Les étrangers qui tentent d’imposer leurs propres idéologies de division et de destruction comme les idéaux tant attendus des autres commettent une terrible erreur. La même chose vaut pour ceux qui se sont éloignés des intérêts de leur propre peuple. Les approches "micro-nationalistes" ou "sectaires" et "extrémistes" promues par eux, doivent cesser.

- En ce qui concerne Chypre, il faut un nouveau processus et un nouveau résultat. Cela n'a aucun sens de répéter le même cycle, d'obtenir le même résultat et d'être surpris par celui-ci. Les Chypriotes grecs ne veulent pas d’une union. Ils sabotent les processus. Ils essaient de saisir les ressources en hydrocarbures de l'île ainsi que les fonds de l'UE. La même chose vaut pour la Grèce. Nous restons à leurs côtés dans leurs pires journées, mais ils continuent à commettre des actes répréhensibles en mer Égée et en Méditerranée. N'est-il pas dans l'intérêt de tous de faire de la Méditerranée orientale une région de paix et de prospérité?

- Au Moyen-Orient, nous avons besoin d'un système de sécurité et de développement qui préserve les États-nations et exalte l'humanité.

- Revenons à l’Europe que je qualifie de “famille troublée”. Comme le dit un auteur, les trois visions qui font de l’Europe ce qu’elle est, sont remises en question. La peur de la guerre n’est plus pertinente pour les générations d’après 1945; les sensibilités liées aux droits de l'homme promues par la génération de 1968 sont en train de disparaître; et finalement, dans la période d'après-guerre froide, l'idée d'une Europe unie, n'est plus populaire.

Qu'en est-il de la xénophobie, de l'islamophobie, de l'extrême droite en Europe, de la confusion stratégique et de l'impasse morale, abritant des putschistes et nourrissant des terroristes séparatistes?

Nous répétons notre mise ne garde: ceux-ci vont transformer l'Europe en l'homme malade du monde.

C'était récemment dans la presse et nous étions tous bouleversés par cette histoire triste, mais cela révélait clairement le problème. En Autriche, qui préside actuellement l’UE, les parents d'Asel, le premier bébé né en 2018, ont publié sa photo sur les médias sociaux. Immédiatement après, les expressions racistes et haineuses envers le bébé et les parents sont devenues virales sur les médias sociaux. Écoute-moi bien mon ami! Ce n'est pas un jeu d'enfant! Au lieu de se quereller à propos des affaires de chacun, vous devriez aborder le mouvement problématique de votre société et de votre politique.

Mesut Özil, İlkay Gündoğan et bien d’autres exemples considérés comme “allemands et européens” quand ils réussissent, mais que l’on essaye d’exclure en tant que “migrants” et “musulmans” quand ce n’est pas le cas.

L'UE a le devoir de prouver que les trois visions sont encore vivantes en Europe. Ce n’est qu’en faisant ainsi que l’Europe pourra faire la lumière sur sa région et sur le monde. Réalisons cela ensemble par le biais d'une “grande conciliation”. Nous sommes une famille vivant avec la diversité.

- Permettez-moi également de vous rappeler que les liens transatlantiques ne sont pas simplement les câbles reliant numériquement les continents. L’Europe, avec l’Amérique du Nord et la Turquie, constitue à la fois une communauté économique, politique et de sécurité. La lutte et les querelles au sein de la famille devraient cesser.

- De plus, nous devons unir nos forces pour relancer le système de sécurité, de sûreté, de prospérité et de stabilité en Europe.

Toujours dans la même optique ;

- Nous devons veiller à ce que l'Initiative ''la Ceinture et la Route'' contribue à l'infrastructure, à la connectivité, aux investissements et à la réalisation des 17 objectifs de développement durable des Nations Unies, de Londres à Istanbul et à Beijing.

À une époque où notre région et le monde appellent à une grande conciliation, nous devons réapprendre à travailler ensemble.

À cette fin, nous recherchons des partenaires mures désirant un ordre national et international au profit du public, des organisations mises au service de l’humanité; qui reconnaissent que la coopération est la clé de la transition d'un monde fragile à un monde cohérent; pensant en plusieurs dimensions. Notre esprit est ouvert et nous sommes prêts à travailler avec des partenaires dynamiques et visionnaires.

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Chers Ambassadeurs,

Il y a tellement de choses à discuter, mais si peu de temps. La Turquie a quelque chose à dire dans tous les domaines.

Suivant les conseils du Sultan Abdülhamid II, nous visons à “jauger notre politique étrangère sur une balance extrêmement sensible”.

Et nous sommes honorés d’être appréciés par notre président et notre peuple.

Dans quelques instants, nous irons au complexe présidentiel pour recevoir les conseils de notre président.

Tout au long de la semaine, nous aborderons toutes ces questions en profondeur avec nos ambassadeurs.

Nous aurons également l’occasion d’écouter nos invités étrangers distingués. Nous rendrons visite au Président de la Grande Assemblée nationale turque et serons honorés par les visites de nos ministres.

Je souhaite que la 10ème Conférence des ambassadeurs aboutisse à des résultats positifs.

En mettant fin mes propos, je vous adresse mes respects cordiaux, ma gratitude et mes sincères salutations.