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QR-89, 11 septembre 2020, Déclaration du porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Hami Aksoy, en réponse à une question concernant la déclaration conjointe adoptée à la suite du Sommet des pays du Sud de l’Union européenne (Med7) le 10 septembre 2020

Les déclarations concernant la Méditerranée orientale et la question de Chypre, incluses dans la déclaration conjointe ayant été adoptée à la suite du septième Sommet des pays du Sud de l’Union européenne (Med7) le 10 septembre 2020 avec la participation de la France, de l'Italie, de l'Espagne, de Malte, du Portugal, de la Grèce et de l'administration chypriote grecque, sont dépourvues de tout fondement juridique, biaisées et irréalistes, comme ce fut le cas l'année dernière.

Nous appelons la Grèce à renoncer à ses revendications maximalistes sur les frontières maritimes qui vont à l'encontre du droit international. Pour la désescalade, il est impératif que la Grèce retire ses navires militaires déployés à proximité de notre navire de prospection sismique Oruç Reis, qu'elle soutienne l'initiative de l'OTAN pour la déconfliction, qu'elle cesse de militariser les îles orientales de la mer Égée et Castellorizo, et qu'elle mette fin à la pression croissante sur la minorité turque de la Thrace occidentale.

La Turquie est le pays possédant le plus long littoral de la Méditerranée orientale et un pays candidat à l'UE.

Pour que le dialogue et la coopération puissent prédominer en Méditerranée orientale, la Grèce devrait avant tout s'asseoir à la table des négociations avec la Turquie sans conditions préalables, les chypriotes grecs devraient coopérer avec la République turque de Chypre du Nord en tant que copropriétaires de l'île pour l'exploration et l'exploitation des ressources en hydrocarbures, y compris le partage des recettes, et ils ne devraient pas abuser de l'UE pour leurs intérêts bornés, l'UE et les autres pays ayant pris part à cette déclaration conjointe devraient abandonner leur politique unilatérale et partiale, qu'ils suivent aveuglément sous le prétexte de la solidarité, en violation du droit international et de l'acquis communautaire lui-même. La solidarité ne devrait pas être étendue à ceux n’ayant pas raison. Nulle solidarité ne devrait être étendue à ceux n’ayant pas une position juste.