Il sera rappelé que le 23 mai 2006, un avion grec F-16 est entré en collision avec un avion F-16 turc par le bas et l’arrière pendant son vol dans l'espace aérien international sur la Méditerranée, à environ 35 milles nautiques au sud de l'île de Rhodes, causant la chute des deux avions et la mort du pilote grec, tandis que le pilote turc a réussi à se sauver la vie en s’éjectant. Le Porte-parole de notre ministère avait fait les déclarations nécessaires à ce moment-là.
Comme indiqué dans les déclarations de presse du ministère, la Grèce, en dérogation avec les règles et les procédures internationales établies, présente non seulement la Région d'Information de Vol d'Athènes (FIR), qui entraîne seulement des responsabilités techniques pour les avion civils, comme si c'était l'espace aérien souverain grec, mais conduit aussi des interceptions dangereuses et des manœuvres de harcèlement contre les avions militaires turcs, lesquels ont le droit d’utiliser l'espace aérien international.
En fait, le rapport compréhensif concernant l'incident du 23 mai 2006 a établi la totale responsabilité de la Grèce en détail et par des preuves concrètes. Ledit rapport a été transmis aux autorités grecques tandis que le côté turc a réservé son droit de revendiquer une compensation. Notre suggestion à la Grèce de tenir une réunion avec la participation des experts civils et militaires des deux pays a été laissée sans réponse. Le rapport d'incident a été aussi porté à l'attention de l'OTAN.
Et pourtant, à notre grande inquiétude et indignation, nous avons appris que le Tribunal correctionnel d’Athènes composé de trois membres a passé un jugement contre le pilote turc pour mort injustifiée.
Ce jugement n'a aucune base ni aucune valeur légale. Il montre aussi comment la loi peut facilement être manipulée et que le principe de procès équitable peut être violé avec des réclamations unilatérales. Il est tout à fait naturel que toutes les démarches exigées seront faites et que les mesures nécessaires seront prises à cet égard.