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No: 178, 18 juin 2019, Communiqué de presse concernant les conclusions du Conseil des affaires générales de l'UE sur la Turquie

Nous rejetons les parties des conclusions du Conseil des affaires générales de l'UE du 18 juin concernant la Turquie.

Ces conclusions montrent à quel point l'UE est loin de comprendre les mesures prises par la Turquie, en dépit des conditions dans lesquelles elle se trouve et des défis auxquels elle est confrontée. L'UE a commis une grave erreur en l’an 2004 en acceptant l'administration chypriote grecque comme membre de l'UE. Au nom de donner suite à cette erreur, l'UE réduit maintenant les relations entre la Turquie et l'UE à la question de Chypre et en devient l'otage. Il est évident que l'UE a élaboré les conclusions d'aujourd'hui d'une manière partisane et entièrement dans la perspective chypriote grecque.

L'UE a agi en tant que groupe d'intérêts fondé sur les marchandages, plutôt qu'en tant qu’une communauté défendant des principes et des valeurs. Cela est contraire à la philosophie fondatrice de l'UE.

L'UE ne contribue pas à la paix et à la stabilité régionales, en se positionnant comme un tribunal et en tentant de rendre un jugement sur des différends bilatéraux liés à la souveraineté sous prétexte de la « solidarité de l'Union » et en publiant des déclarations biaisées à motivation politique sur des questions sensibles telles que la délimitation des frontières maritimes, qui comportent des dimensions extrêmement techniques. Il est bien connu que par le passé, l'UE n'a jamais pris position sur les questions bilatérales de chevauchement des revendications de juridiction maritime de ses propres membres. La position actuelle de l'UE repose en fait sur les revendications inéquitables et maximalistes de la Grèce et des chypriotes grecs à l'égard de la mer Égée et de la Méditerranée orientale, visant à usurper les droits de la Turquie et de la République Turque de Chypre du Nord, copropriétaire de l'île de Chypre. Nous rejetons totalement ces allégations.

Les conclusions du Conseil relatives à la Méditerranée orientale sont dépourvues de base juridique. Nous appelons l'UE à modifier cette approche biaisée et irréaliste.

La Turquie continue de prendre position en faveur de la paix et de la stabilité dans la mer Égée et en Méditerranée orientale, comme dans toutes les mers environnantes. Ceux qui prennent des mesures contre les droits et les intérêts légitimes de la Turquie et de la République Turque de Chypre du Nord en Méditerranée orientale et qui ignorent la présence de la Turquie dans la région, en tant que pays ayant le plus long littoral continental de la Méditerranée orientale, ne pourront jamais atteindre leurs objectifs.

Les chypriotes turcs ont proposé de créer un comité mixte de l'énergie pour les ressources/revenus énergétiques de l'île. Cette proposition a été rejetée par les chypriotes grecs. Jusqu’à ce qu'un règlement politique soit trouvé sur l'île, la création d'un tel comité constituera une étape positive et, en renforçant la confiance entre les parties, facilitera un règlement global.

Tant que cela ne sera pas le cas, la Turquie reste déterminée à prendre les mesures nécessaires en vue de protéger ses droits et intérêts dans ses propres zones de juridiction maritime, ainsi que les droits et intérêts légitimes des chypriotes turcs. Personne ne devrait en douter.

La Turquie continuera à prendre des mesures résolues et sincères dans le cadre son processus de l'UE, malgré l'approche biaisée de l'UE. La Turquie ne s'éloigne pas de l'UE comme on le prétend. Au contraire, l'UE repousse la Turquie en n'agissant pas de manière juste et honnête. L'UE perd également de sa crédibilité aux yeux du peuple turc. Face aux défis mondiaux tels que le terrorisme, les migrations irrégulières et la sécurité énergétique, il sera dans l'intérêt de l'UE d'agir avec une vision stratégique et d'abandonner sa position biaisée.