La Turquie regrette profondément les déclarations faites par le ministère des Affaires étrangères d'Israël en réponse à ses critiques et avertissements sur les actions israéliennes contre la Palestine.
La politique étrangère turque a pour but littéralement et spirituellement, d’établir la paix, la sécurité et la stabilité de tous les pays et peuples de sa région. À cette fin, elle souligne le besoin de donner la priorité au dialogue, à l'engagement et aux méthodes paisibles par opposition à l'utilisation disproportionnée de force et des pratiques isolationnistes. Les initiatives paisibles prises par notre Premier ministre sont à cet égard appréciées dans la région et au-delà et ils sont exclusivement rapprochés avec des politiques inacceptables et les actions d'Israël envers Gaza.
Les relations enracinées entre les Turcs et les Juifs qui datent bien avant l'établissement de l'État israélien et l’aspect général des relations turco-israéliennes rendent la Turquie responsable de faire ces avertissements et critiques.
Tout au long de l'histoire, les Turcs ont étendu leur main aux Juifs chaque fois qu'ils étaient dans des conditions sinistres. La longue histoire de coexistence entre les Turcs et les Juifs est un de respect mutuel et la tolérance. Donc, la Turquie rejette l'allégation "la Turquie est le dernier pays qui prêchera la moralité à Israël" qui ne se conforme pas, par dessus tout, avec la mémoire collective des Juifs. Cette expression, qui déforme les faits, constitue une injustice à l'histoire.
D'autre part, les allégations que l'antisémitisme est provoqué en Turquie sont sans aucune fondation. Le rapport historique et les déclarations qui ont été faites par notre Premier ministre lui-même dans le sens où l'antisémitisme constitue un crime contre l'humanité sont les preuves les plus claires infirmant un tel argument.
La Turquie croit que les remarques dans la déclaration du ministère des Affaires étrangères israélien émanent de considérations politiques intérieures et sont ainsi d'une nature injustifiée. La Turquie condamne fortement ces remarques.