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No: 215, 17 septembre 2020, Communiqué de presse concernant la résolution adoptée par le Parlement européen le 17 septembre 2020 sur la Turquie, à propos de la Méditerranée orientale

La résolution adoptée par le Parlement européen (PE) lors de la session plénière du 17 septembre 2020, concernant la Turquie et les développements en Méditerranée orientale, est irréaliste. Elle a été adoptée uniquement dans un souci de solidarité entre les membres et pour servir les intérêts égocentriques de certains Etats membres. Cette résolution est inacceptable à bien des égards.

Cette résolution biaisée contredit à la fois la bonne volonté et le bon sens et a été adoptée en dépit de nos démarches menées auprès des Etats membres et de toutes les institutions de l'UE à tous les niveaux, y compris le PE.

Le PE perd sa crédibilité, en raison de son approche partiale et injuste, ainsi que de son interprétation unilatérale et non valable du droit maritime, sur lequel il n'a aucune compétence.

Ni le PE, ni l'UE, ni les Etats membres de l'UE n'ont le droit de déterminer les frontières ou les zones de juridiction d'un pays tiers. Le PE et les autres institutions de l'UE, s'ils sont sincères sur le règlement de la question et sur le compromis européen, ne devraient faire preuve que d'une position de facilitation et de réconciliation et tendre la main à la Turquie, pays candidat, sans préjudices. Ils devraient également être justes et à égale distance de toutes les parties d'un dossier litigieux.

La Turquie a montré sa bonne volonté et n'a pas renoncé à sa position de droit et de principe face aux attitudes maximalistes et injustes. Malgré les provocations, elle a fait preuve non seulement d'une approche déterminée mais aussi rationnelle. La Turquie n'a pas de visées sur les droits des autres, mais elle continuera à protéger ardemment ses droits et intérêts découlant du droit international, ainsi que ceux de la République turque de Chypre du Nord.

Comme l'a souligné le ministre des Affaires étrangères de la République de Turquie, Mevlüt Çavuşoğlu, dans son discours prononcé devant la Commission des Affaires étrangères du PE et dans ses lettres adressées aux membres du PE, la Turquie, qui croit en un dialogue et une coopération sincères avec l'UE dans la perspective de l'adhésion, préfère toujours le dialogue et la négociation pour la résolution des différends.

D'autre part, il a été dûment pris note de l'article 9 de cette résolution, qui invite le Conseil de l'UE et la Commission européenne à engager un dialogue plus large et inclusif avec la Turquie et fait référence à une architecture de sécurité globale et stratégique et à une coopération énergétique en Méditerranée orientale.